Cadref
Université de la Culture Permanente et du Temps Libre

Histoire moderne (Alès)

Professeur Dominique BILOGHI
Lieu Salle du Capitole – Face à la Mairie d’Alès
Jour/Horaire Mercredi 9h00 – 12h00
Dates 09/10 13/11 11/12 15/01 26/02 25/03 29/04 27/05
Tarif 102 €

« L’État dans tous ses états » : constructions, adaptations

et réactions européennes (XVIe-XVIIIe s.)

Dans le cadre de l’étude pluriannuelle de la genèse et du développement des États « modernes » en Europe à partir de l’État de la Renaissance jusqu’à la contestation des monarchies par les révolutions de la fin du XVIIIe siècle, le cours qui succède à celui consacré aux guerres de Religion et à leurs traumatismes, se focalisera sur l’avènement de la monarchie absolue en France et à ses conséquences entre Atlantique et Oural durant le XVIIe siècle. Ce « siècle de fer », marqué par la quasi-permanence de la guerre qui impacte les sociétés et leurs États, est à la fois celui d’une véritable première guerre européenne et mondiale (1618-1659), celui des grands ébranlements socio-politiques des années 1640-50 puis celui du « retour à l’ordre » louis-quatorzien entre magnificence curiale, mobilisation militaire et misère des peuples.

La monarchie « absolue » qui connait son apogée sous « Louis-le-Grand » représente alors un modèle et un contre-modèle en confrontation avec d’autres projets politiques, particulièrement aux Provinces-Unies et en Angleterre, Nations qui se posent en rivales alternatives alors que de nouvelles puissances se constituent à l’Est du continent en adaptant  la monarchie bureaucratique de droit divin à leur héritage sociopolitique et culturel. En réaction, ces mutations ne sont pas sans provoquer, de l’Irlande au Portugal, de Naples à l’Ukraine, la contestation des élites et la révolte des peuples.

Il s’agit non seulement d’évoquer le temps cher aux grandes œuvres romantiques de cape et d’épée de Dumas, Vigny ou Féval, mais encore d’analyser  les liens et les permanences qui nous rapprochent de ce passé ainsi que les évolutions voire les ruptures qui nous en éloignent.