Cadref
Université de la Culture Permanente et du Temps Libre

Histoire moderne (Alès)

 

Professeur Dominique BILOGHI
Lieu Salle du Capitole – Face à la Mairie d’Alès
Jour/Horaire Mercredi 9h00 – 12h00
Dates 20/10 17/11 15/12 19/01 16/02 16/03 20/04 18/05
Tarif 105 €

 

« L’État dans tous ses états » : constructions, adaptations et réactions européennes entre Renaissance et Révolutions (XVIe-XVIIIe s.)

Dans le cadre de l’étude pluriannuelle de la genèse et du développement des États « modernes » en Europe à partir de l’État de la Renaissance jusqu’à la contestation des monarchies par les révolutions de la fin du XVIIIe siècle, le cours qui succède à celui consacré aux guerres de Religion puis au règne du premier Bourbon (1561-1610) et à la régence de Marie de Médicis (1610-1614/17), se focalisera sur la mise en place de la monarchie absolue « exécutive » en France et à ses conséquences entre Atlantique et Oural durant le XVIIe siècle. Ce « siècle de fer », marqué par la quasi-permanence de la faim, des épidémies et des conflits qui impactent les sociétés et leurs États, est à la fois celui d’une véritable première guerre européenne et mondiale (1618-1659), celui des grands ébranlements socio-politiques des années 1640-50 puis celui du « retour à l’ordre » louis-quatorzien (1661-1715) entre magnificence curiale « versaillaise », mobilisation militaire et misère des peuples.

Les conférences de 2021-2022 seront plus spécifiquement consacrées au règne personnel de Louis XIII (1617/24-1643) autour du duumvirat « Louis le Juste-Richelieu » et aux débuts de celui de Louis XIV (1643/61-1715). Bref, la France des « cardinaux-ministres » qui précède et prépare le règne de « Louis le Grand ».

En effet, c’est alors que la monarchie « absolue » connait son apogée et représente un modèle en confrontation avec d’autres projets politiques, particulièrement aux Provinces-Unies et en Angleterre. Ces Nations se posent en rivales alternatives alors que de nouvelles puissances se constituent à l’Est du continent en adaptant la monarchie bureaucratique de droit divin à leur propre héritage sociopolitique et culturel (Prusse, Autriche, Russie).

Il s’agit non seulement d’évoquer la « qualité du temps » chère aux grandes œuvres romantiques de cape et d’épée de Dumas, Vigny ou Féval, mais encore d’analyser les liens et les permanences qui nous rapprochent de ce passé ainsi que les évolutions voire les ruptures qui nous en éloignent entre « chasse aux sorcières » et « révolution scientifique » qui sont les miroirs disjoints de ces sociétés et de leur construction politique.