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Université de la Culture Permanente et du Temps Libre

Histoire des mythologies (Nîmes)

HISTOIRE DES MYTHOLOGIES 1

Professeur Marie BENEL
Lieu 249, rue de Bouillargues
Jour/Horaire Mardi 10h35 – 12h00
Cours hebdomadaires
Tarif 102€
MYSTERIEUSE ÎLE DE PÂQUES    
 L’île de Pâques (Rapa Nui) est un petit point minuscule, d’origine volcanique, perdu dans l’Océan Pacifique à mi-chemin entre le continent sud-américain et la Polynésie (Tahiti).
 
 Classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, sa célébrité lui vient de centaines de statues de tuf volcanique au regard énigmatique sur un petit espace triangulaire de 23 kilomètres de long sur 12 de large ponctué de trois volcans éteints.
 Ces colosses de pierre (MoaÏ) sur des plates-formes (Ahu) se dressent face à l’océan,  fascinant les archéologues, les historiens, les ethnologues, les explorateurs depuis la découverte fortuite de l’île un jour de Pâques par l’amiral hollandais Jacob Roggeveen, alors qu’il cherchait la Terra Australia.
Malmenée, bousculée par les rivalités intestines avant l’arrivée des occidentaux, la petite île surpeuplée devint la proie d’occidentaux et de péruviens peu scrupuleux. Grâce aux dernières recherches scientifiques et aux nouvelles technologies, nous nous pencherons sur les pétroglyphes, puis sur les mythes des ancêtres et des dieux de tradition orale, et sur le culte de l’Homme-Oiseau.
 Nous verrons enfin la présence bénéfique de l’Océan, et les techniques de navigation très avancées de cette civilisation de l’Age de Pierre.    
LES ROUTES DE L’ARABIE PRE-ISLAMIQUE 
 
La péninsule arabique, terre d’échanges, de rencontres, de cultures et de civilisations depuis le néolithique, ne se laisse pas facilement conter. Les recherches archéologiques récentes apportent une nouvelle perspective sur l’histoire et la diversité qui caractérisent cette région.
 
 Terre de princesses au destin fabuleux, Balkis, reine de Saba, Zénobie, reine de Palmyre, Shéhérazade la conteuse. Tous les parfums de l’Arabie, convoqués par Lady Macbeth pour laver son crime; l’encens, la gomme et la myrrhe déposée par les Rois Mages aux pieds de l’Enfant Jésus.
 
 Les dattes, fruit de fraîches oasis surgies à l’issue du désert, l’indigo du Yémen, les perles fines cueillies au fond des eaux du Golfe arabo-persique. L’or que Salomon fit quérir à Ophir, les diamants de Golconde acheminés à travers le désert au pas lent des caravanes qui sillonnent  les routes des parfums et de la soie
 L’Arabie, c’est d’abord un parfum de légende: de Strabon à Rimbaud, de Shakespeare à Henri de Monfreid, les écrivains se sont fait l’écho de cette fascination qu’exerce sur nous cette terre de magie où naîtra l‘Islam avec Mahomet au VIIe siècle de notre ère.

HISTOIRE DES MYTHOLOGIES 2

Professeur Marie BENEL
Lieu 249, rue de Bouillargues
Jour/Horaire Mardi 8h55 – 10h20
Cours hebdomadaires
Tarif 102€
Mythes et Symboles du Taureau   Le taureau est une bête sauvage splendide : fougueuse, imprévisible. Depuis les débuts de l’humanité le taureau incarne l’ambivalence du divin avec son côté bénéfique, fécondant et son côté extrêmement dangereux. C’est un herbivore donc à priori il n’est pas dangereux pour les hommes. Ce n’est pas un prédateur. Par contre sa fougue, sa force peuvent être dévastatrices. C’est la raison pour laquelle les religions, les mythes, les cultes ont fait passer symboliquement certaines de leurs réflexions philosophiques, voire métaphysiques dans ce bel animal sauvage, depuis l’aube des temps, à travers les continents. Tout commence à Lascaux (15.000 av. JC), à Altamira, à la Grotte Chauvet (37.000 av. JC), ces hauts lieux du paléolithique, avec leurs parois représentant des troupeaux d’ours, de bisons, de chevaux, de taureaux, témoignages extraordinaires de l’émergence du sacré dans la conscience humaine. À travers la figure du taureau, ce sont les forces de la nature qui sont évoquées. Apparait alors le mythe avec ses attributs de puissance, de force et de fécondité. La protohistoire conserve et amplifie la tradition du culte du taureau avec les gravures rupestres du Mont Bégo (IIIe mille av. JC) organisées autour du culte du dieu Taureau, lui-même dieu anthropomorphe de la foudre, : l’homme c’est le taureau et le taureau c’est l’homme ; l’initié s’identifie au dieu dont il espère le soutien. En Crète méditerranéenne la figure du taureau est centrale. D’abord, on découvre ces acrobates, adeptes du « saut du taureau », osant affronter la charge de l’animal et exécuter au-dessus de lui une sorte de cabriole en prenant appui sur une de ses cornes. Des Hittites aux Sumériens, les civilisations méditerranéennes pensent que la vigueur et la fertilité du taureau sont concentrées dans ses cornes. En hébreu, c’est le même mot, qui signifie « briller » et « avoir des cornes », d’où les cornes de Moïse ; et dans l’iconographie gréco-romaine, la corne d’abondance, symbole de fertilité par excellence, est une corne taurine libérant sa bienveillance. L’autre figure mythique de taureau en Crète, c’est le Minotaure. Au centre du labyrinthe de Cnossos, Thésée affronte le Minotaure et le tue. Le Minotaure est un être hybride, mi-homme, mi-taureau. De Lascaux à la tauromachie, en passant par le Minotaure, le danger est omniprésent ainsi que sa dimension initiatique. Avec le culte de Mithra, c’est la même problématique. Mithra d’origine Perses, trouve son plein développement à Rome à partir du 1er s. av. J.-C., jusqu’à devenir le culte oriental des armées romaines. L’idée dominante c’est l’évocation d’un passage de l’ombre à la lumière, une façon d’amener la lumière dans l’ombre, au terme d’une épreuve labyrinthique. De la grotte Chauvet au Christianisme, en passant par les  Egyptiens, les Celtes, les Grecs, les  Romains et l’Hindouisme, nous essayerons d’approfondir la figure du Taureau dans l’art, les rituels et les textes.