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Université de la Culture Permanente et du Temps Libre

Histoire des mythologies (Nîmes)

HISTOIRE DES MYTHOLOGIES 1

Professeur Marie BENEL
Lieu 249, rue de Bouillargues
Jour/Horaire Mardi 10h30 – 12h00
Cours hebdomadaires (26 séances)
Tarif 105 €

Mythes et Symboles du Taureau

  Le taureau est une bête sauvage splendide : fougueuse, imprévisible.

Depuis les débuts de l’humanité le taureau incarne l’ambivalence du divin avec son côté bénéfique, fécondant et son côté extrêmement dangereux. C’est un herbivore donc à priori il n’est pas dangereux pour les hommes. Ce n’est pas un prédateur. Par contre sa fougue, sa force peuvent être dévastatrices. C’est la raison pour laquelle les religions, les mythes, les cultes ont fait passer symboliquement certaines de leurs réflexions philosophiques, voire métaphysiques dans ce bel animal sauvage, depuis l’aube des temps, à travers les continents.

Tout commence à Lascaux (15.000 av. JC), à Altamira, à la Grotte Chauvet (37.000 av. JC), ces hauts lieux du paléolithique, avec leurs parois représentant des troupeaux d’ours, de bisons, de chevaux, de taureaux, témoignages extraordinaires de l’émergence du sacré dans la conscience humaine.

À travers la figure du taureau, ce sont les forces de la nature qui sont évoquées. Apparait alors le mythe avec ses attributs de puissance, de force et de fécondité.

La protohistoire conserve et amplifie la tradition du culte du taureau avec les gravures rupestres du Mont Bégo (IIIe mille av. JC) organisées autour du culte du dieu Taureau, lui-même dieu anthropomorphe de la foudre, : l’homme c’est le taureau et le taureau c’est l’homme ; l’initié s’identifie au dieu dont il espère le soutien.

En Crète méditerranéenne la figure du taureau est centrale. D’abord, on découvre ces acrobates, adeptes du « saut du taureau », osant affronter la charge de l’animal et exécuter au-dessus de lui une sorte de cabriole en prenant appui sur une de ses cornes.

Des Hittites aux Sumériens, les civilisations méditerranéennes pensent que la vigueur et la fertilité du taureau sont concentrées dans ses cornes. En hébreu, c’est le même mot, qui signifie « briller » et « avoir des cornes », d’où les cornes de Moïse ; et dans l’iconographie gréco-romaine, la corne d’abondance, symbole de fertilité par excellence, est une corne taurine libérant sa bienveillance.

L’autre figure mythique de taureau en Crète, c’est le Minotaure. Au centre du labyrinthe de Cnossos, Thésée affronte le Minotaure et le tue. Le Minotaure est un être hybride, mi-homme, mi-taureau.

De Lascaux à la tauromachie, en passant par le Minotaure, le danger est omniprésent ainsi que sa dimension initiatique. Avec le culte de Mithra, c’est la même problématique. Mithra d’origine Perses, trouve son plein développement à Rome à partir du 1er s. av. J.-C., jusqu’à devenir le culte oriental des armées romaines.

L’idée dominante c’est l’évocation d’un passage de l’ombre à la lumière, une façon d’amener la lumière dans l’ombre, au terme d’une épreuve labyrinthique.

De la grotte Chauvet au Christianisme, en passant par les  Egyptiens, les Celtes, les Grecs, les  Romains et l’Hindouisme, nous essayerons d’approfondir la figure du Taureau dans l’art, les rituels et les textes.

HISTOIRE DES MYTHOLOGIES 2

Professeur Marie BENEL
Lieu 249, rue de Bouillargues
Jour/Horaire Mardi 9h00 – 10h30
Cours hebdomadaires (26 séances)
Tarif 105 €

Mythes et Symboles du Cheval

Le Cheval, la plus belle conquête de l’homme ! …

Depuis les témoignages les plus anciens de l’Histoire de l’Art, peintures, gravures, modelages, de nos anciens ancêtres Homo Sapiens, le Cheval a pris une importance capitale dans les représentations, alors même qu’il est encore sauvage. Il semble, avant même d’être domestiqué, avoir une signification symbolique très forte dans cet art religieux et mythique qui se dévoile sur les parois des cavernes du Paléolithique Supérieur, par leur emplacement, leur dynamisme et leur scénographie.

Par sa morphologie le Cheval ne fait qu’un avec l’homme : mobilité, puissance. Il est le prolongement de l’homme, monture dynamique, impulsive, attachée et attachante. Mais le cheval deviendra rapidement un symbole de guerre, de domination.

Toutes les civilisations l’ont adulé, divinisé. Liberté, puissance, facteur de progrès. Nous le retrouvons partout où il est à l’état naturel, en Extrême Orient, en Europe Centrale, chez les Celtes, les Grecs, les Étrusques, les Romains, les Indiens d’Amérique du Nord, etc…

Bien souvent chargés de pouvoirs surnaturels, compagnons des fées, des sorcières et des chevaliers, les Chevaux accompagnent le passage de l’Homme dans l’Au-delà. Tantôt bénéfique, tantôt maléfique, la symbolique du Cheval est riche  et complexe. Elle s’illustre largement dans les textes, dans les mythes, les religions. De l’Altaï aux Scythes, des Huns aux Germains, des Grecs aux Étrusques et aux Romains.