Cadref
Université de la Culture Permanente et du Temps Libre

Histoire contemporaine (Nîmes)

 
Professeur Bernard ROTTE
Lieu 249, rue de Bouillargues
Jour/Horaire Mercredi 10h30 – 12h00
Cours hebdomadaires
Tarif 102€
 

DES GÉNOCIDES DU XX ème s ET LA JUSTICE PÉNALE INTERNATIONALE

Les génocides définissent l’ère contemporaine, à la fois par leur réalisation implacable et terriblement meurtrière, mais aussi par l’impuissance et même l’indifférence du monde à leur endroit (que ce soit celui des Herero et des Nama mené en 1904 par l’Empire allemand dans sa possession coloniale du Sud Ouest Africain ou celui des Arméniens réalisé en 1915 par le gouvernement unioniste de l’Empire ottoman).

  L’histoire des génocides a commencé bien avant que le fait ne soit dénommé et incriminé. Ce n’est qu’en 1943 que la définition juridique du génocide fut élaborée par un professeur de droit international américain d’origine polonaise (Raphael Lemkin) puis fixée dans la Convention pour la prévention et la répression du génocide en 1948.

  Concomitamment, l’incrimination de crime contre l’humanité imaginée par un autre juriste polonais (Hersch Lauterpacht) réfugié en Angleterre, fut retenue dans le statut du Tribunal Militaire Interallié de Nuremberg en charge de juger de hauts responsables allemands.

  La Convention de 1948 n’avait aucune force punitive avant l’instauration par exemple du Tribunal Pénal International pour le Rwanda en 1994 et la création de la Cour Pénale Internationale en 1998. Hannah Arendt définissait le crime contre l’humanité comme celui qui dénie à la victime le droit d ‘avoir des droits. De nos jours. La victime peut voir son bourreau jugé pour ses crimes.